Bon, c'est pas tout mais je suis quand même venue à Sydney pour bosser (un peu...!). J'ai donc commencé mon stage à Amnesty International, as a "refugee caseworker". WAOU me direz-vous (non?!). Me voilà donc dans une équipe jeune, quasiment exclusivement féminine et plutôt cool. On est que 3 à venir tous les jours (ouais, t'as vu, je suis exploitée!) et les autres viennent quelques jours par semaine, un jour par semaine... Ca dépend des emplois du temps de chacun, des envies, des objectifs. En tout nous sommes 3 françaises donc 3 Iepiennes (une de Toulouse et une d'Aix), comprenez je parle pas english tout le temps mais ça fait tellement du bien de parler french de temps en temps!
J'ai commencé les deux premiers jours par lire des bouquins sur les droits de l'homme dans le monde, le statut des réfugiés, notamment en Australie, Amnesty International etc. pour répondre à un petit questionnaire sur les bases des démarches administratives suivies par les réfugiés en gros. Pas d'échos du dit-texte donc je pense que ça devait aller. Dès le mercredi 3 (j'ai commencé le 1er), on a commencé à regarder des cas déjà clos histoire de voir ce que ça donnait. Et dès l'aprem, premiers vrais cas à traiter! Ca rigole pas. En gros, ça consiste à reprendre des cas déjà ouverts (parfois depuis des années) et mettre à jour les informations dont on dispose sur celui qui veut obtenir un visa. Il faut donc passer par les mails (ok facile), les lettres (lo mismo) et bien sûr le phone call... et là ça se complique bien évidemment. Moi qui adore téléphoner , je me suis retrouvée bien moins enthousiaste à l'idée d'appeler un pakistanais parlant anglais aussi bien que je parle le russe... Enfin bref, il a quand même fallu se lancer et passer des coups de fil. Au début j'ai été chanceuse ça répondait pas ou je devais laisser des messages sur les répondeurs (Good luck au pauvre réfugié qui devra comprendre mon message!). Puis petit à petit, on prend ses marques, on prend confiance et le coup de fil fait moins peur! Et puis mnt je joue dans la cour des grands, j'ai ouvert mon propre cas. J'ai donc du récolter toutes les informations concernant le dossier (heureusement que je ne fais pas un stage photocopie, j'aurais été renvoyée!), lui poser des questions (par l'intermédiaire de son poto pcq il ne parle pas anglais...). Tout cela est d'une simplicité... Et encore, je n'ai pas encore eu à appeler le centre de détention pour parler à une chinoise (qui à la fin s'est avérée de pas être la bonne personne) et à un interprête également reliée à l'appel... (ça finira bien par m'arriver, je ne me fais pas de souci!!). C'est fun quoi!!!!
Quant à mon niveau d'anglais... eh ben je comprends et apparemment les gens semblent me comprendre (ou alors, l'Australie et les prétendants au titre de réfugiés ont des talents d'acteurs remarquables!) donc je me dis que c'est le principal. Ca doit sûrement être un peu confus de temps en temps mais je m'en sors! La plupart des réfugiés sont bien sûr asiatiques et il y a notamment beaucoup d'hommes homosexuels et qui préfèrent quitter leur pays. Beaucoup de chinois aussi, quelques sud américains ou africains et certaines personnes du Moyen-Orien (en gros je viens de faire cette longue phrase pour vous dire que les gens viennent d'un peu partout!). Voilà voilà, ça me plaît pour l'instant, même si je dois bien avouer que je suis contente que ça ne dure que 4 mois parce que je me serais lassée. En effet, même si c'est très intéressant, les cas s'étendent sur des années, les décisions sont rendues lentement, les démarches sont parfois longues, certaines personnes ne donnent plus de nouvelles ou changent de coordonnées sans les transmettre donc on se retrouve le bec dans l'eau... Beaucoup de frustration donc et puis un besoin de se détacher de toutes ces affaires parfois sordides une fois partie du bureau. Les gens ont tous des histoires plus ou moins difficiles, qu'il faut découvrir, approfondir par d'autres exemples, d'autres mentent, d'autres sont malades mentaux... Bref il faut faire la différence entre ce qui est vrai, exagéré, inventé etc. et c'est parfois pesant!
Voilà, c'est tout pour le moment comme dirait l'autre (quoi, jai vu que Mathias avait gagné???!!). Et pour finir sur une note positive, j'espère pouvoir libérer certains jours pour voyager dans les environs (ben ouais tant qu'à faire!)
J'ai commencé les deux premiers jours par lire des bouquins sur les droits de l'homme dans le monde, le statut des réfugiés, notamment en Australie, Amnesty International etc. pour répondre à un petit questionnaire sur les bases des démarches administratives suivies par les réfugiés en gros. Pas d'échos du dit-texte donc je pense que ça devait aller. Dès le mercredi 3 (j'ai commencé le 1er), on a commencé à regarder des cas déjà clos histoire de voir ce que ça donnait. Et dès l'aprem, premiers vrais cas à traiter! Ca rigole pas. En gros, ça consiste à reprendre des cas déjà ouverts (parfois depuis des années) et mettre à jour les informations dont on dispose sur celui qui veut obtenir un visa. Il faut donc passer par les mails (ok facile), les lettres (lo mismo) et bien sûr le phone call... et là ça se complique bien évidemment. Moi qui adore téléphoner , je me suis retrouvée bien moins enthousiaste à l'idée d'appeler un pakistanais parlant anglais aussi bien que je parle le russe... Enfin bref, il a quand même fallu se lancer et passer des coups de fil. Au début j'ai été chanceuse ça répondait pas ou je devais laisser des messages sur les répondeurs (Good luck au pauvre réfugié qui devra comprendre mon message!). Puis petit à petit, on prend ses marques, on prend confiance et le coup de fil fait moins peur! Et puis mnt je joue dans la cour des grands, j'ai ouvert mon propre cas. J'ai donc du récolter toutes les informations concernant le dossier (heureusement que je ne fais pas un stage photocopie, j'aurais été renvoyée!), lui poser des questions (par l'intermédiaire de son poto pcq il ne parle pas anglais...). Tout cela est d'une simplicité... Et encore, je n'ai pas encore eu à appeler le centre de détention pour parler à une chinoise (qui à la fin s'est avérée de pas être la bonne personne) et à un interprête également reliée à l'appel... (ça finira bien par m'arriver, je ne me fais pas de souci!!). C'est fun quoi!!!!
Quant à mon niveau d'anglais... eh ben je comprends et apparemment les gens semblent me comprendre (ou alors, l'Australie et les prétendants au titre de réfugiés ont des talents d'acteurs remarquables!) donc je me dis que c'est le principal. Ca doit sûrement être un peu confus de temps en temps mais je m'en sors! La plupart des réfugiés sont bien sûr asiatiques et il y a notamment beaucoup d'hommes homosexuels et qui préfèrent quitter leur pays. Beaucoup de chinois aussi, quelques sud américains ou africains et certaines personnes du Moyen-Orien (en gros je viens de faire cette longue phrase pour vous dire que les gens viennent d'un peu partout!). Voilà voilà, ça me plaît pour l'instant, même si je dois bien avouer que je suis contente que ça ne dure que 4 mois parce que je me serais lassée. En effet, même si c'est très intéressant, les cas s'étendent sur des années, les décisions sont rendues lentement, les démarches sont parfois longues, certaines personnes ne donnent plus de nouvelles ou changent de coordonnées sans les transmettre donc on se retrouve le bec dans l'eau... Beaucoup de frustration donc et puis un besoin de se détacher de toutes ces affaires parfois sordides une fois partie du bureau. Les gens ont tous des histoires plus ou moins difficiles, qu'il faut découvrir, approfondir par d'autres exemples, d'autres mentent, d'autres sont malades mentaux... Bref il faut faire la différence entre ce qui est vrai, exagéré, inventé etc. et c'est parfois pesant!
Voilà, c'est tout pour le moment comme dirait l'autre (quoi, jai vu que Mathias avait gagné???!!). Et pour finir sur une note positive, j'espère pouvoir libérer certains jours pour voyager dans les environs (ben ouais tant qu'à faire!)
2 commentaires:
would you accept a french refugee and pay his ticket plane for Australia, please ?
Ah ben faut que t'aies une raison qui rentre dans le cadre de la convention des réfugiés sinon je peux rien faire pour toi!
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